Les nouveaux programmes poursuivent la transformation engagée l’an dernier avec la réforme de 6e. Cette fois, ce sont les programmes de 5e qui entrent en vigueur. On y retourve de nouveaux axes culturels, des objets d’étude parfois déroutants… et surtout beaucoup de questions ! Faut-il tout refaire ? Peut-on conserver ses anciennes séquences ? Comment articuler les axes, les objets d’étude sans transformer sa progression en usine à gaz ?
Réforme 2026 : mes réflexions liminaires
Pour vous accompagner dans cette nouvelle étape, j’ai regroupé dans cet article mes analyses, réflexions et ressources autour des nouveaux programmes de 5e. Vous y trouverez des pistes concrètes pour construire votre progression, adapter vos séquences existantes et comprendre ce que les textes officiels demandent réellement.
Après plusieurs mois passés à travailler sur les nouveaux programmes de 6e, une impression s’impose. La difficulté ne vient pas tant des contenus eux-mêmes que de la manière dont ils doivent être articulés. Car au fond, beaucoup de nos thèmes habituels restent exploitables. La littérature jeunesse, les héros, les voyages, les traditions, les médias, les questions de société ou encore le monde anglophone ont toujours leur place dans nos cours. Ce qui change davantage, c’est la nécessité de les rattacher à des axes culturels parfois très larges, et à des objets d’étude dont les formulations peuvent sembler floues… voire intimidantes au premier abord.
Comme pour les programmes de 6e l’an dernier, cette page centralisera progressivement toutes les ressources publiées sur le blog. Mon objectif est de vous aider à préparer votre année de 5e sereinement. Comme l’an dernier, nous avons donc ressorti les stabilos et tenté de répondre à une question très simple : qu’est-ce qu’on garde réellement ? Et la réponse nous a une nouvelle fois surpris. Beaucoup de séquences peuvent rester, parfois presque telles quelles. D’autres demandent seulement un changement d’angle, une contextualisation différente ou un ancrage culturel plus explicite.
Réforme 2026 : les règles à respecter
Petit rappel utile, si vous n’aviez pas de 6e et découvrez la logique des nouveaux programmes avec cette réforme 2026.
Ce qui est obligatoire
Tout d’abord, il faut bien comprendre ce qui est obligatoire et ce qui ne l’est pas. Traiter les axes culturels est une obligation, mais nous ne devons en traiter obligatoirement que 5 sur 6. Toutefois, le 6e, consacré au Royaume-Uni, lui, est obligatoire. Enfin, les objets d’étude existent à titre indicatif. Reprenons les textes : mcorper mattis, pulvinar dapibus leo.
« Cinq axes parmi les six proposés doivent être traités pendant l’année, dont obligatoirement l’axe 6. Les professeurs peuvent
traiter les axes dans l’ordre de leur choix. Ils peuvent aussi en associer deux, reliés par une problématique commune, dans une
même séquence.
Les professeurs abordent chaque axe à travers au moins un objet d’étude. Les objets d’étude pour chaque axe sont proposés à
titre indicatif. Qu’ils choisissent au sein des objets d’étude proposés ou non, les professeurs veillent à ancrer les séances dans la
réalité culturelle de la langue enseignée : historique, géographique, sociale, politique, artistique. »
En clair :
- Seuls cinq axes sur les six sont obligatoires et doivent tous être abordés au moins une fois au cours de l’année scolaire sans ordre imposé.
- On doit impérativement traiter l’axe 6.
- On peut fusionner deux axes dans une séquence, si on formule une problématique qui permet de les articuler de manière cohérente.
- Pour chaque axe, au minimum un objet d’étude doit être utilisé comme porte d’entrée. La liste donnée dans les programmes n’est pas fermée. On peut choisir un autre objet d’étude que ceux mentionnés, tant qu’il sert l’axe culturel concerné.
- Quel que soit l’objet d’étude choisi (officiel ou libre), la priorité est l’ancrage culturel.
Ce qui est sous-entendu
En revanche, cette nouvelle réforme confirme aussi quelque chose que nous pressentions déjà avec les programmes de 6e : tous les objets d’étude ne sont pas destinés à devenir des séquences complètes. Et heureusement. À vouloir tout traiter de manière exhaustive, on risque rapidement d’alourdir les progressions et de perdre ce qui fait la richesse de nos cours : leur cohérence, leur souplesse et le plaisir d’apprendre.
Avec Eric, nous avons donc commencé à réfléchir autrement. Certains objets d’étude peuvent parfaitement être abordés à travers un rituel, une mini-tâche, une lecture suivie, un projet fil rouge, un débat, un escape game ou même une simple activité culturelle ponctuelle. Tout n’a pas besoin de devenir un chapitre de six semaines.
C’est aussi ce que j’aimerais montrer dans cette série d’articles : les nouveaux programmes de 5e demandent surtout de repenser notre organisation et nos articulations pédagogiques. Pas de jeter à la poubelle des années de travail. La preuve avec le thème de l’école qui nourrit les programmes de la 6e à la 3e de manière différente avec cette réforme. L’école a longtemps été le terrain familier pour enseigner l’anglais : emploi du temps, uniformes, règles de vie… Aujourd’hui, le mot disparaît des intitulés officiels dès la 4e. Pourtant, derrière les nouveaux axes culturels, son esprit continue d’irriguer les programmes.
Réforme 2026 : les 6 axes
Ensuite, j’ai souhaité me pencher sur les axes culturels et les objets d’étude proposés dans les programmes. Heureusement qu’on nous ne demande pas de traiter les 24 (SIC) objets d’étude ! Cependant, avec Eric, et sur votre demande, nous avons décidé de proposer au moins un contenu pour chacun des objets d’étude. Nous vous proposons ainsi quelque chose qu’aucun manuel ne peut faire ! Et surtout vous permettre de changer vos progressions de 5e à votre guise dans les années à venir.
Axe 1 : Portrait, Autoportrait
Tout d’abord, le portrait et l’autoportrait sont à l’honneur dans le premier axe des programmes de 5e. Et s’il vient en prolongement des axes de 6e, notamment l’axe 1 également, il apporte un nouvel éclairage et demande des adaptations de nos contenus. Dans les programmes, on peut lire que « cet axe s’intéresse à la tradition du portrait, du musée à l’ère numérique, individuel ou d’une société, en mots ou en images ». Et la problématique centrale est « Quelles traces donne-t-on à voir de soi et des autres ? »
Axe 2 : Le quotidien, lieux, rythmes, saisons
Ensuite, le quotidien, les lieux et les saisons sont au cœur du deuxième axe des programmes de 5e. Il fait naturellement écho à l’axe 2 de 6e, Le quotidien : vivre, jouer, apprendre, mais avec un déplacement du regard. Comme souvent, le texte officiel est dense. L’objectif de cet article est donc d’en proposer une lecture claire et exploitable en classe, en restant fidèle aux attendus. Selon les programmes, « Avec cet axe, l’élève est amené à se représenter les modes de vie et à comprendre comment ils sont étroitement liés aux lieux de vie, aux rythmes scolaires, aux saisons et aux rituels et aux moments partagés traditionnels des pays du monde anglophone. »
Axe : Le réel et l'imaginaire
Puis, le réel et l’imaginaire constituent le troisième axe des programmes de 5e. C’est un axe que je trouve à la fois très riche… et, je dois l’avouer, un peu déroutant au premier abord. Comme souvent, le texte officiel est flou, et pas toujours immédiatement transposable dans nos classes. L’objectif de cet article est donc, une fois encore, d’en proposer une lecture claire et exploitable, sans s’éloigner des attendus. D’après les programmes « Cet axe explore le lien entre le réel et l’imaginaire qui se nourrissent l’un de l’autre et se complètent, construisant ainsi une représentation des sociétés anglophones. Les personnages de la littérature de langue anglaise évoluent dans des mondes fictifs qui s’inspirent du réel et s’en échappent parfois. »
Axe 4 : Ecole et loisirs
Ensuite, l’école est au coeur de l’axe 4 des programmes de 5e et nous ramène à un terrain que nous connaissons bien. Mais, le programme nous invite à aller un peu plus loin, en posant une vraie question de fond : comment les élèves anglophones vivent-ils l’école, et surtout, comment parviennent-ils à équilibrer école et loisirs ? Les programmes rappellent que « Cet axe interroge plusieurs aspects fondamentaux de la vie des élèves anglophones. Comment les élèves vivent-ils l’école dans la diversité de leur quotidien ? Parviennent-ils à concilier école et loisirs ? Cet équilibre, source d’épanouissement, contribue-t-il à former de jeunes citoyens engagés dans la société ? »
Axe 5 : Des langues, des lieux, des histoires
En outre, l’axe 5 des programmes de 5e nous invite à voyager à travers les langues, les villes et les histoires du monde anglophone. Derrière les mots, les accents ou les traditions, les élèves découvrent que la langue anglaise porte les traces des migrations, des rencontres entre les peuples et des évolutions historiques. Les programmes rappellent ainsi que « La géographie de la langue anglaise est une source d’inspiration, de petites histoires et de traces témoignant de l’histoire. » Cet axe permet donc d’explorer une langue vivante, en mouvement constant, façonnée par les lieux, les populations et les échanges culturels.
Axe 6 : Le Royaume-Uni
Enfin, l’axe 6 des programmes de 5e nous ancre dans un pays proche, familier et pourtant surprenant : le Royaume-Uni. Pays voisin de la France, il partage avec elle une histoire parfois commune, mais il reste souvent mal connu dans sa diversité réelle. Car derrière l’étiquette « Royaume-Uni » se cachent quatre nations ! Les programmes rappellent ainsi que « Pays voisin de la France, le Royaume-Uni a une histoire riche, parfois commune avec la France. L’élève découvre les multiples facettes de ce pays, incluant le patrimoine et la culture, qui comprend plusieurs nations et régions avec des accents, traditions et identités propres. Cet axe permet à l’élève de se constituer des repères géographiques, historiques, sociétaux et culturels sur le Royaume-Uni. »
Réforme 2026 : une progression annuelle
Une progression
Qui dit nouveaux programmes de 5e, dit nouvelle progression. Bonne nouvelle : j’ai déjà fait le travail ! Ma progression annuelle de 5e est entièrement calée sur les nouveaux programmes 2026. Elle couvre les 6 axes (et pas juste 5) — dont l’Axe 6 obligatoire sur le Royaume-Uni — et s’appuie sur 12 objets d’étude soigneusement choisis parmi les 24 proposés. Dix unités, trois projets transversaux, et une logique spiralaire qui permet de revenir sur certains axes avec des angles différents. Elle est disponible gratuitement sur la boutique.
Des séquences spécifiques
Pour compléter vos recherches, vous aimerez peut-être lire ces articles dédiés à certaines séquences intégrées dans la progression.
Téléchargements
Au fil de ces derniers mois, j’ai proposé dans la newsletter et sur le blog, un décryptage des nouveaux programmes de 5e. D’abord, j’ai publié un regard général sur les axes. Puis, j’ai partagé un décryptage axe par axe de chacun des objets d’étude. Enfin, j’ai glissé sur le blog une liste des ressources disponibles. Mais pour vous éviter d’aller piocher à droite à gauche, je vous propose de tout télécharger en un seul fichier (comme pour les 6e d’ailleurs).
Les ressources disponibles
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Séquences pédagogiques 5e – 2026
26,25€Le prix initial était : 26,25€.22,50€Le prix actuel est : 22,50€. Voir la ressource -
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Mini-séquences pédagogiques 5e – 2026
22,00€Le prix initial était : 22,00€.18,00€Le prix actuel est : 18,00€. Voir la ressource -
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Projets pédagogiques 5e – 2026
32,25€Le prix initial était : 32,25€.25,50€Le prix actuel est : 25,50€. Voir la ressource -
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Séquences pédagogiques 5e – Année complète 2026
66,00€Le prix initial était : 66,00€.60,00€Le prix actuel est : 60,00€. Voir la ressource -

Tableau de séance 5e modifiable
3,00€ Voir la ressource -

Tableau de séquence 5e modifiable
3,00€ Voir la ressource -

Progression annuelle de 5e – 2026
0,00€ Voir la ressource
Conclusion
En bref, les nouveaux programmes de 5e peuvent sembler déroutants au premier abord. Entre les axes culturels, les objets d’étude, les attendus linguistiques et la place donnée à l’ancrage culturel, on peut vite être perdu. Pourtant, après plusieurs semaines de travail sur ces textes, mon constat est le suivant : il est souvent possible d’adapter davantage que de recréer. Bien sûr, certains thèmes demanderont d’être repensés. Certaines séquences trouveront moins facilement leur place, ou devront basculer d’une année vers l’autre. Et il faudra parfois modifier un angle d’approche, renforcer la dimension culturelle ou imaginer de nouveaux formats plus souples pour traiter certains objets d’étude. Mais cette réforme ne signifie pas forcément repartir de zéro.
Et surtout, gardons en tête une chose essentielle : les programmes doivent rester un cadre au service des apprentissages de nos élèves, pas une liste impossible à cocher intégralement.
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