Mrs Recht's Classroom

Séquences et ressources pédagogiques pour enseigner l’anglais au collège.

 

Des plans de travail en anglais

Plans de travail
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Table des matières

Depuis quelques années, j’expérimente les plans de travail en classe d’anglais, et si mes élèves adhèrent de plus en plus, je suis encore en phase d’ajustement. Pourquoi ? Parce que cette approche favorise l’autonomie, permet une individualisation des parcours d’apprentissage et valorise la diversité des élèves, mais elle demande aussi une organisation bien huilée. Voyons ensemble comment intégrer efficacement les plans de travail en anglais, en tenant compte des réalités de la classe et des défis qu’ils impliquent.

Plans de travail

Cet article s’inspire d’une newsletter rédigée en mai 2022 ; un freebie associé est aujourd’hui disponible dans l’espace VIP.

Pourquoi travailler avec des plans de travail en anglais ?

Tout d’abord, il est important pour moi de souligner qu’il n’est absolument pas obligatoire ni indispensable de se tourner vers les plans de travail. C’est un choix qui vous appartient. Mais si vous voulez aller plus loin dans la différenciation et l’individualisation, les plans de travail offrent des atouts pédagogiques non négligeables. 

  • Différenciation pédagogique et adaptation des rythmes d’apprentissage : chaque élève avance à son rythme, en fonction de ses besoins.
  • Autonomie et responsabilisation : les élèves apprennent à s’organiser, à faire des choix et à gérer leur progression.
  • Valorisation de la diversité des élèves : certains ont besoin de plus de temps, d’autres ont soif d’aller plus loin… ici, tout le monde y trouve son compte !
  • Articulation des entraînements aux compétences de communication langagière : au lieu d’une approche cloisonnée, on travaille plusieurs compétences en même temps, de manière plus fluide.

Pour autant, je préfère vous prévenir que cela demande de la préparation en amont… même si l’investissement en vaut la peine !

Comment structurer un plan de travail en anglais ?

Un format clair et accessible

Ensuite, je dirais qu’un plan de travail efficace doit être simple à comprendre et suivre. Pour cela, je structure mes plans ainsi :

  • Une feuille de route avec des activités obligatoires et facultatives.
  • Une progression en 3 séances maximum, pour éviter la lassitude.
  • Des modalités de travail variées : individuel, binôme, groupe.
  • Une différenciation intégrée : activités en fonction du niveau des élèves.

Petit bonus : Certains collègues utilisent PedagoMaker (http://pedagomaker.fr) pour générer des plans de travail sur-mesure ! Celui que vous trouverez en modèle sur l’espace VIP ressemble à ceci.

Quels types d’activités intégrer ?

D’ailleurs, c’est pour moi tout l’intérêt du plan de travail : permettre une articulation fluide entre les différentes compétences. Voici quelques exemples d’activités :

  • Compréhension orale : écouter un document et réaliser des tâches différenciées.
  • Compréhension écrite : lecture d’un texte avec différentes consignes selon le niveau.
  • Expression écrite : écrire un court dialogue, une carte postale, un article de blog …
  • Expression orale : enregistrement d’une réponse vocale, jeu de rôle, mini-débat.
  • Grammaire et lexique : exercices à choisir selon ses besoins avec par exemple des learningapps en autonomie

Bon à savoir : l’idéal est de varier les supports (audio, vidéo, texte, image…) pour s’adapter aux styles d’apprentissage des élèves. Vous pourrez retrouver des séances différenciées sur le blog en cliquant sur ce dossier dédié à la différenciation. Vous pourrez d’ailleurs le télécharger !

Différents types de plans de travail : du plus simple au plus complexe

Toutefois, si vous débutez, inutile de vouloir révolutionner vos pratiques en une semaine. Voici trois formats progressifs pour intégrer les plans de travail en douceur :

Niveau 1 – Le plan de travail guidé
Commencez avec un document simple, et une seule tâche obligatoire par séance. Proposez simplement une tâche bonus pour ceux qui finissent plus vite. Et aidez les plus faibles à réaliser la tâche obligatoire dans un atelier guidé. Cette solution est idéale pour tester sans bouleverser vos habitudes.

Niveau 2 – Le plan de travail semi-autonome
Testez ensuite une feuille de route avec plusieurs tâches proposées et des exercices différenciés selon le niveau des élèves. Chaque élève choisit son parcours en fonction de ses besoins et de son rythme. Cela vous oblige à plus de préparation en amont, mais beaucoup moins de guidage en présentiel. Vous devenez accompagnateur, facilitateur si j’ose dire.

Niveau 3 – Le plan de travail avec ceintures de compétences
Lancez vous avec ce dernier modèle inspiré de la méthode Freinet. Chaque élève avance selon des niveaux de maîtrise (ceintures blanches, jaunes, vertes…). Ils ne passent au niveau supérieur qu’après validation des compétences du niveau précédent. Vous obtenez là une méthode idéale pour une autonomisation maximale et une auto-évaluation continue.

Comme vous l’aurez compris, pour ma part, je me situe au niveau 2, 2,5 ! 😀

Les défis des plans de travail… et comment les surmonter

Préparation chronophage ?

Ne nous leurrons pas, préparer un plan de travail est chronophage. Mais si vous avez l’habitude de préparer vos séquences de A à Z avant de les commencer, vous avez finalement tous les ingrédients nécessaires. Il vous suffit alors de dessiner une feuille de route, de prioriser certains éléments, d’en mettre certains en bonus, et mettre tout à disposition. C’est faisable, et gratifiant ! Je vous conseille de commencer avec une séquence que vous maitrisez bien, et pour laquelle vous avez toujours eu l’impression d’avoir trop de documents. Proposez en 3 aux plus faibles, 5 aux moyens et 7 aux plus forts. Et suggérez des tâches finales de plus en plus complexes en permettant aux plus rapides de travailler en groupes afin de vous décharger. Vous aurez plus de temps pour guider et aider les plus faibles.

Comment gérer une classe où tout le monde travaille à son rythme ?

Une fois de plus, il vous faudra apprendre à lâcher prise. Et, puisque j’ai du mal dans ce domaine, je sais de quoi je parle. Mais après avoir vu combien les élèves adorent les ateliers tournants par exemple, j’ai accepté de prendre le risque. Même si tout le monde travaille à son rythme, vous devez établir les fondamentaux que tout le monde devra avoir atteint (donc un socle minimum) dans un délai fixe. Le plus simple donc est de les limiter afin de permettre aux plus faibles de les atteindre. Et de multiplier les bonus pour pousser les plus forts vers le haut.

Conclusion : faut-il se lancer ?

Les plans de travail demandent une mise en place progressive, mais ils apportent une vraie plus-value pédagogique. Plus de différenciation, plus d’autonomie, plus d’engagement… et des élèves qui progressent à leur rythme.

Alors, si vous hésitez encore… pourquoi ne pas tester sur une mini-séquence de 3 séances et voir comment ça fonctionne en classe ? 😉 Et n »hésitez pas à venir me raconter comment cela se passe !

3 commentaires

  • Fabienne dit :

    Bonjour
    J’essaie ce genre de pratique avec mes 6e cette année mais je ne suis pas satisfaite du contenu des ateliers. J’ai l’impression que la production orale est devenue plus rare. Comment faites-vous ?

  • lemaitre dit :

    J’ai envie d’essayer depuis 2 ou 3 ans, sans oser me lancer….je crois que je vais franchir le pas en fin de cette année avec une collègue pour tenter l’expérience de la préparation et ensuite de voir comment la mise en oeuvre se gère….

  • Rebecca BELL dit :

    J’ai beaucoup pensé à me lancer sur les plans de travail mais il y a une chose qui m’interpelle et qui fait que j’hésite à me lancer: la compréhension orale sous format audio ou video. Comment vous faites pour gérer l’accès des élèves à ces documents (lecteurs MP3, les portables des élèves, activités de compréhension tous ensemble?) merci de vos idées et vos pistes!

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