Que faire cet été ? Comment s’organiser sans bousiller ses vacances ? Et profiter ?! Je vous raconte ce que je vais faire cet été, avec une série de « chantiers » à mener. Mais rassurez-vous, l’été c’est surtout fait pour se reposer.
Avant propos
Avant de vous en dire plus, sachez que je travaille une partie de l’été. Avec mon nouveau poste au CNFLIG, je n’ai plus que 9 semaines de congés par an. Mais j’y gagne, croyez moi. Car, en ce mois de juillet qui s’annonce, je vais au travail pour préparer mes cours à venir. J’ai donc un autre rythme que celui que vous allez vivre. Alors, cet article sera écrit à deux voix : celle de la « moi » d’aujourd’hui, formatrice pour adultes, et celle de la « moi » d’avant, prof d’anglais en collège. Car mon été c’est à la fois ma soupape de sécurité et ma bulle de créativité. Je ne peux pas ne rien faire, notamment concernant le boulot. Même aujourd’hui d’ailleurs !
Premier chantier : mon planner
Tout d’abord, je commence par établir mon planning, de l’été et de l’année à venir. Pourquoi planifier ? Tout simplement pour la sérénité, l’anticipation et surtout le nécessaire retro-planning !
Au Cnflig
Qui dit nouveau stage en octobre, dit bouclage en septembre ! Et qui dit vacances en août, dit montage en juillet. Donc, on y est ! Le rétro-planning est tout aussi utile pour la préparation des examens. Car au même titre qu’un professeur qui conçoit ses évaluations, je participe à la conception des examens. A ceci près qu’il s’agit d’examens nationaux. Donc les délais sont impératifs. Les erreurs inadmissibles. Et surtout les enjeux sont très élevés.
Au collège
En tant que professeur de collège, j’aimais cette période de fin juin début juillet quand on n’avait peu d’élèves. La tête encore dans le boulot, c’était le moment que je préférais pour établir mes progressions annuelles. Et j’utilisais aussi un retro-planning. Une nouvelle séquence en novembre, dit bouclage fin octobre, donc création max début octobre (à partir d’un corpus de documents chinés depuis l’été).
Deuxième chantier : le rangement
Ensuite, je suis incapable de travailler si c’est le bazar dans ma tête. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas le bazar dans mon bureau (voire sur mon bureau). Et je ne vous parle pas de la clé usb, du drive ou du disque dur. Donc, après avoir établi mon planning, je trie et je range. Le fait de le faire pour de vrai m’aide à véritablement mettre de l’ordre … dans mes idées.
Au Cnflig
C’était d’ailleurs le chantier auquel je me suis attelée au boulot cette semaine. Deux disques dur de sauvegarde (depuis au moins 2010 d’après certains documents) ont été triés, rangés et surtout ont permis de faire une sauvegarde annuelle de notre dossier commun sur le réseau. L’avantage de travailler en équipe sur les documents pédagogiques a un pendant négatif. C’est plus difficile d’avoir un système de rangement/tri que tout le monde comprend/respecte/apprécie/suit. Bref, j’y ai passé presque deux jours, entrecoupés de cours.
Au collège
Pour le collège, je fonctionnais pareil. Je rangeais mon disque dur selon la même arborescence que mon drive ou ma clé usb. Petit truc pour éviter de confondre les fichiers, ce qui est sur ma clé s’appelle USB_6e tandis que sur le drive c’est 6e. Or donc, dans un dossier classe, on trouve un sous dossier par séquence. Je mets tous ces dossiers dans un plus gros appelé 6e_année_précédente et j’en crée un nouveau 6e_année_suivante. Je glisse les séquences que je garde et crée les dossiers des séquences à venir. Ces dossiers sont remplis tout au long de l’été au gré de mes trouvailles.
Troisième chantier : les ressources
Enfin, et tout naturellement, l’été est le moment où j’ai du temps. En juillet principalement aujourd’hui, en août par le passé.
Au Cnflig
C’est là que je vais prendre le temps de chercher des documents, notamment pour les examens, avec des vidéos, des podcasts ou des articles. Nos ressources ne sont pas toujours faciles à trouver. J’en veux pour preuve les documents qu’il a fallu dénicher pour des stages très spécifiques (cyber, ambassade ou hélico). Alors, il faut du temps pour les trouver. J’ai la chance aujourd’hui que ce temps de travail soit reconnu … D’ailleurs un de nos compagnons de route pour cette recherche documentaire est une IA que j’aime beaucoup car elle cite ses sources : Perplexity !
Au collège
Pour le collège j’agissais différemment car j’étalais mon travail sur toutes les vacances, en consacrant les siestes (à l’époque) puis les temps calmes des enfants à de la veille documentaire. Le faire de savoir ce que l’on cherche aide aussi pas mal. Et surtout parce que j’avais des dossiers pour ranger mes pépites, je ne les perdais pas. Même pour une séquence créée en avril suivant !
En conclusion
Je sais aujourd’hui ô combien il est précieux de pouvoir décrocher. Même si je ne le fais pas vraiment, car en août, la newsletter, le blog, la boutique et les Live de l’été rythment ce 2e mois de vacances. Mais j’ai le luxe de choisir si oui ou non je travaille pendant mes vacances. Je n’ai jamais réussi à m’organiser sans travailler pendant les vacances en tant que prof dans l’Education Nationale. J’admire ceux qui le peuvent. Moi, le stress de me retrouver noyée en septembre m’empêchais de profiter pleinement de mes vacances. Ceci étant dit, cet article n’est pas là pour vous obliger à travailler pendant l’été. Vous avez bien mérité de souffler, de vous reposer et de profiter des vôtres. Mais, si vous êtes comme moi, les 3 petits chantiers cités précédemment devraient vous aider à y voir plus clair.
Un commentaire
Merci Estelle!
J’ai déjà mon agenda pour la rentrée et le rangement est bien avancé. J’ai travaillé également sur ma progression de 6eme pendant les surveillances de brevet. Le gros chantier va être d’avancer sur les preps de 6eme, nous changeons de manuel cette année. 😅
Bel été!