Et si on faisait un vrai bilan, sans stress, pour valoriser les progrès ?
Le mois de juin, c’est un drôle de moment dans l’année. L’énergie baisse, les chapitres sont (presque) bouclés, les bulletins s’enchaînent … et pourtant, il reste encore plusieurs heures à occuper intelligemment. Alors que faire ? Continuer les séquences coûte que coûte ? Réviser ? Lâcher prise ? Moi, j’y vois une opportunité en or : faire le bilan avec les élèves, mais pas n’importe comment.
Faire le bilan sans stress (ni surcharge)
La fin d’année approche à grands pas, et avec elle, ce fameux moment où l’on se demande quoi faire des dernières heures de cours. Organiser des révisions ? Lancer une nouvelle séquence ? Clôturer tout doucement ? Personnellement, j’ai longtemps hésité et testé tout un tas d’idées, toutes intéressantes et valables d’ailleurs. Mais j’ai surtout compris qu’il s’agissait surtout de donner du sens à ce qui avait été accompli.
Et si on profitait de ces dernières semaines de juin pour valoriser les progrès de nos élèves, les impliquer dans leur propre apprentissage et rendre visibles leurs acquis ? Sans stress. Sans surcharge. Et avec bienveillance.
Pourquoi faire un bilan (vraiment) ?
Evidemment, il ne s’agit pas d’ajouter de proposer une ultime évaluation, même formative ! Ils sont épuisés aussi. En fait, il s’agit plutôt de clôturer l’année de façon positive, en mettant en lumière tout ce que les élèves ont appris… parfois sans même s’en rendre compte !
C’est l’occasion de :
- valoriser les efforts de chacun, même petits,
- travailler la métacognition sans en avoir l’air,
- impliquer les élèves dans la suite de leur parcours,
- et surtout revenir sur tous les acquis de l’année.
Mais l’idée centrale pour nous, comme pour eux, est de partager un moment plus léger, sans renoncer à l’utilité pédagogique.
Quelles formes peut prendre ce bilan ?
Il n’y a pas de recette miracle, mais voici quelques idées que j’ai testées au fil du temps. Pick and choose!
- Une auto-évaluation guidée avec des “I can” adaptés à chaque niveau, pour permettre aux élèves de faire eux-mêmes le point sur leurs apprentissages.
- Une frise chronologique des acquis, où l’on coche au fur et à mesure ce qu’on a appris depuis septembre.
- Une carte mentale ou un portfolio express avec les traces marquantes de l’année, comme sur l’espace VIP ci-contre.
- Un poster collectif des “I can”, à afficher pour laisser une trace visible de l’année écoulée.
- Un petit jeu de l’oie-bilan, avec des cases du type “dis une chose que tu sais faire maintenant en anglais”, “raconte ton meilleur souvenir en cours”, etc.
Toutes ces idées fonctionnent aussi bien en cycle 3 qu’en cycle 4, il suffit d’adapter un peu le niveau de langue et les attentes. Et si tu n’as qu’une heure devant toi, tu peux simplement en choisir une seule. Ce n’est pas le format qui compte, c’est l’intention !
Mes conseils pour un bilan réussi
- Valorise les activités manuelles et collaboratives pour instaurer un climat détendu.
- Rappelle que ce bilan n’est pas noté, que chacun peut progresser à son rythme. Et qu’il est personnel.
- Même ceux qui doutent ont appris des choses cette année. Aide-les à les nommer. Tu peux travailler en ateliers et plans de travail pour guider les moins autonomes.
- Propose du choix : une activité au choix parmi deux ou trois permet d’adapter aux profils variés.
Ces séances du mois de juin me manquent en fin de compte, car j’y prenais beaucoup de plaisir. Elles permettent aux élèves de réaliser tout ce qu’ils ont appris. Ils créaient finalement leur propre livret de révisions.
Des ressources
Ce thème du mois de juin est à l’honneur dans notre newsletter du mois. Nous vous réservons donc un freebie chaque dimanche sur le thème pour vous permettre de traverser ces quelques semaines avec sérénité. Ce bilan c’est aussi quelque chose que je fais pour moi-même, notamment sur un plan professionnel.
4 commentaires
Merci pour toutes ces idées!! Je pense que je vais essayer de tester le jeu de l’oie-bilan la semaine prochaine (si j’ai le temps de le créer)!!
Avec mes élèves de SEGPA cette année, j’ai créé un Dobble avec le vocabulaire qu’ils ont appris cette année, que je leur ai fait rechercher dans leur cahier. L’idée était à la fois de leur faire faire un bilan de ce qu’ils avaient vu, de leur faire utiliser leur activité et de pouvoir le mettre à disposition des autres classes (ou de leurs profs!) pour valoriser ce qu’ils ont fait.
Cet article me donne plein de nouvelles pistes à explorer!!
Bonjour Estelle,
Merci beaucoup pour les freebies! J’aime beaucoup les templates de document comme ici le chapter review.
En fun d’année ou en fin de chapitre je propose des fiches de mémorisation active. Pour les premières je remplis la partie question et les élèves remplissent la partie réponse (avec le cahier).
En 6e (classe faible) je suis partie du cahier de vacances Paddington proposé en freebie et du cahier interactif pour faire une séquence de révision sur Paddington. C’est pas du luxe de revoir tout ça!
Bel été été bonne continuation, c’est toujours avec plaisir que je te lis.
Merci pour ta newsletter !
Cette année, j’ai une situation particulière – une classe de troisième « molle », ambiance tendue (et ceci s’aggrave avec la fin de l’année qui s’approche à grands pas), qui se permet de critiquer leurs enseignants et ne se remet pas en question.
Pour la première fois dans ma carrière, je n’ai pas envie d’aller en cours…
Comment faire face à ce genre de situation qui peut se reproduire et qui, malheureusement, n’est pas exceptionnelle ?
Tous les conseils seraient précieux ))
Bonjour, avec les classes désagréables, j’avais deux stratégies. Ce n’est pas très « bienveillant » mais cela marchait. J’annonçais avec plusieurs jours d’avance que je travaillerai jusqu’au bout sans goûter, film, jeu, détente. Ensuite, je préparais un diaporama, à recopier, avec des exercices de grammaire chronométrés. La correction était à recopier obligatoirement (ils devaient me montrer leur cahier avant de sortir sinon ils prenaient une heure de retenue sur mes cours avec les plus petits). Je peux t’assurer que 1/j’avais une classe clairsemée 2/ils étaient calmes 3/je pouvais faire des trucs cools avec les plus sympas qui avaient compris et qui avaient traversé la tempête