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Différenciation pédagogique : des pistes

Sommaire

Différenciation pédagogique. Les deux mots qui nous préoccupent le plus devant l’hétérogénéité de nos publics. Il faut différencier nos séances, séquences, supports. Et cela reste parfois chronophage et insatisfaisant. Mais je partage avec vous certaines astuces pratiques de différenciation, testées et approuvées dans ma classe.

La différenciation, pourquoi ?

Il n’est pas question de négocier ! La différenciation c’est notre cœur de métier. Faire progresser tous les élèves à leur rythme, c’est notre job. Ceci dit, adapter chaque cours, chaque jour peut sembler difficile voire impossible. Toutefois, comme Mandela le disait: « It always seems impossible until it’s done! ».

Donc, je me suis attelée à anticiper cette phase de différenciation lorsque je crée mes cours :

  • pour les élèves dys-
  • en prenant en compte mes élèves autistes
  • avec mes non lecteurs, non scripteurs en tête

Un vrai défi quotidien !

Et notamment en 6e !

La différenciation, comment ?

Ma séquence de rentrée sur le Spelling Bee est un succès. Et ce depuis 2013 ! Elle faisait un carton dans mon établissement précédent qui avait toutes les étiquettes possibles.

En 2013, mes élèves de 6e arrivaient avec à peu près le même niveau en anglais. Un niveau faible, avec quelques mots de vocabulaire qu’ils pouvaient dire, mais pas écrire. Quelques phrases aussi, apprises par coeur.

Mais en 2018, l’hétérogénéité était criante dès le premier jour en 6e. Certains pouvaient écrire des phrases et tenir une très courte conversation. D’autres ne pouvaient ni dire leur nom ou âge.

Et la différenciation était donc la seule solution !

En effet, il faut reconnaître que :

  • nos élèves en difficulté se sentent véritablement perdus à la rentrée et abandonnent donc très vite, avant même la fin du mois de septembre,
  • ceux qui comprennent vite ou savent déjà réclament qu’on leur donne des choses plus difficiles à faire,
  • et nos élèves dyslexiques ou dyspraxiques qui éprouvent tant de difficultés à l’écrit sont très prolixes à l’oral !

Et évidemment, il nous faut combiner tout cela dans une séquence à visée culturelle et actionnelle ! #givemearope

Un exemple avec le Spelling Bee

Mes objectifs

Dans cette séquence, les objectifs sont nombreux et variés :

  • revoir l’alphabet
  • découvrir les sons de l’anglais
  • réviser les basiques de primaire (nombres, couleurs, date)
  • utiliser des documents authentiques
  • travailler la méthodologie de la compréhension orale.
Différencier chaque activité

Beaucoup de mes élèves ont aimé la vidéo avec l’alphabet à colorier et ont compris de suite. Donc nous avons simplement vérifié leur compréhension en groupe pour l’entraide avec une activité « interactive » pour leur cahier. D’autres toutefois ont eu besoin de revoir l’alphabet avant de faire cette activité. Dons nous avons travaillé à partir de la version de Ray Charles. Et nous avons écrit des extraits avec les sons clés.

La bande-annonce et la vidéo du concours ont également été adaptées. Certains élèves ont réutilisé des structures vues lors du premier cours de 6e pour décrire avec I can see ou there is/are. Tandis que d’autres ont éprouvé des difficultés. Pour inclure tout le monde :

  • lors du visionnage, ils lèvent la main pour demander une pause lorsqu’ils veulent remarquer un élément
  • certains se lèvent pour le montrer sur le tableau
  • des élèves savent le nommer
  • et d’autres vont faire une phrase.

Cette construction du cours où chacun apporte sa brique est très ancrée maintenant dans ma classe.

Différencier la tâche finale

Les mots à épeler étaient laissées au choix des élèves. Avec deux listes – basique et spelling bee – découpées en 3 parties chacune, les élèves pouvaient véritablement choisir sur quels mots ils voulaient être interrogés. Et pour mes dyslexiques, ils pouvaient lire le papier. Il leur fallait épeler et non retenir l’orthographe du mot. 

La différenciation, c'est chronophage ?!

A part m’obliger à plus anticiper et bien penser mes objectifs en deux voire trois niveaux, cela n’a pas augmenté mon temps de travail à proprement parler. Je réutilise mes boîtes depuis 2016 sans souci. Et le travail de groupe est une des clés de la différenciation dans ma classe :

  • en phase de création, ils peuvent choisir avec qui ils travaillent,
  • lorsqu’on fait de la compréhension, j’ai un groupe faible avec mots, deux groupes forts en autonomie et trois groupes intermédiaires avec une tâche plus accessible.
  • pour la grammaire ou le vocabulaire, le travail en ateliers autonomes permet de vraiment gagner en efficacité.

Les ressources disponibles

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